Au Gabon, la promesse présidentielle n’a pas tardé à se matérialiser. Quelques jours après avoir annoncé la relance du paiement des bourses scolaires dans le secondaire, Brice Clotaire Oligui Nguema a enclenché l’opération dès ce jeudi. Dans plusieurs centres à travers le pays, notamment au Trésor public de Libreville, les premiers élèves ont effectivement perçu leurs allocations.
Dans le sixième arrondissement de la capitale, la mobilisation a été immédiate. Dès les premières heures de la matinée, élèves et parents se sont présentés aux guichets. Parmi eux, Cristelle, élève au complexe Mbélé, fait partie des premiers bénéficiaires. Sur place, l’ambiance contraste avec les scènes de tension autrefois fréquentes : files organisées, flux régulés et présence active des agents du Trésor.
Pour les élèves, l’impact est à la fois financier et psychologique. « Je me sens vraiment très confiante d’avoir la bourse… cela nous encourage à travailler davantage », confie Cristelle. Un sentiment partagé par de nombreux bénéficiaires qui voient dans cette aide un levier de motivation scolaire.
Du côté des familles, le soulagement est palpable. En cette fin de mois souvent difficile, la bourse représente un appui concret. « Même un complément peut faire la différence », souligne un parent venu accompagner son enfant, illustrant l’effet direct de la mesure sur le quotidien des ménages.
Derrière cette apparente fluidité, l’administration a déployé un dispositif logistique strict. Mobilisés dès 8 heures, les agents encadrent les opérations selon un chronogramme précis. « Aujourd’hui, seuls les élèves de sixième sont concernés », rappelle un agent du Trésor, appelant au respect des consignes. Au-delà de l’opération, l’exécutif entend instaurer une nouvelle culture de gestion publique fondée sur la rigueur, la prévisibilité et la crédibilité.
