Alors que pendant sa tournée républicaine sur l’étape du Moyen-Ogooué, plus précisément du district de makouké, le général Brice Clotaire Oligui Nguema avait annoncé la construction d’un centre de santé pour ledit district, force est de constater que des incompréhension interne plombe ce projet. C’est un véritable imbroglio dans lequel est embourbé le district de makouké. En effet alors que les populations de ce district avaient émis le besoin d’être doté d’un centre hospitalier, elles ont enfin obtenu des nouvelles autorités la promesse de construction de celui-ci. Malheureusement l’enthousiasme autour de cette nouvelle n’aura duré que les quelques heures de la présence du président de la transition à Makouké lors de sa tournée républicaine. Quelques heures seulement après le départ du numéro un gabonais, certains villages qui composent le district de makouké ont franchement exposé leurs desaccords au sujet du lieu qui devrait accueillir la structure sanitaire.

Si dans un premier temps un site avait déjà été aménagé dans le village de makouké, par ailleurs centre du district éponyme, les populations des villages amanignone et  Bindo ont clairement manifester leur désir d’accueillir le centre hospitalier. S’agissant du village de Makouké, il est important de signaler qu’il est situé au centre du district. Il est donc le point l’intersection entre les villages de Bindo, Amanignone d’un côté et Nzamata, Bellevue, Lezinda, Jungeville de l’autre. Par ailleurs il est le chef-lieu du district, et on y retrouve déjà des structures administrative telle que la sous-préfecture et la gendarmerie. Il se trouve également lycée.

Aussi, le village de Makouké comporte la plus grande concentration de population  et l’essentiel de l’activité économique. Côté sanitaire, la seule structure présente celle de l’entreprise Olam, qui priorise ses employés. Du côté des villages de Bindo et Amanignone, séparés de moins de 3 kilomètres, on y trouve deux structures sanitaires dont une privée sous la direction de la société Olam implanté dans le district, et un dispensaire public. Aussi, il y a implanté une école primaire, le  tous situé à Bindo. D’un point de vue démographique, les populations réunies de ces deux villages représentent à peu près la moitié de la seule population du village de Makouké.

Ces populations d’ailleurs passent le plus clair de leur temps à Makouké. Fort de ces éléments, les villages de Bindo et Amanignone, au-delà de la décision du Président de la Transition, décident de s’opposer à la construction du centre hospitalier sur le site présenté au chef de l’État, pénalisant ainsi tout un district. C’est à se demander alors, à quand la construction du centre hospitalier de Makouké ?

La seule volonté de certaines populations est-elle prépondérante sur celle de la première autorité de l’État ? Doit-on satisfaire la population où chercher la satisfaction de certains égos ? Dans tous les cas, une transition de non mentalités semble s’imposer.

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