Alors que le décès du jeune Joey Moreau Nzui continue d’émouvoir l’opinion publique, les circonstances autour de son décès continuent d’interpeller. Entre 2 appels passés à ses parents la veille de son décès et révélation de ses codétenus selon lesquels il se serait plaint de maux de gorge, les interrogations ne cessent de s’accumuler alors que les réponses manquent à l’appel.
Alors qu’il purgeait une peine de 6 mois de prison pour détention illégale de cannabis à la prison centrale de Libreville, Joey Moreau Nzui ne retrouvera finalement pas sa famille dans deux semaines. Pour cause, le jeune homme a été retrouvé mort quelques jours seulement avant la mise en liberté.
Dès lors, aussi bien du côté de la famille que de l’opinion publique le questionnement est soulevé. Que s’est-il passé du côté de la prison centrale de Libreville pour que ce jeune compatriote âgé de 21 ans seulement passe de vie à trepa? Sachant qu’à la veille, ce dernier avait contacté ses parents à deux reprises selon nos confrères du quotidien L’Union, qu’est-ce qui était le continu de ses échanges téléphoniques ?
La nouvelle de son décès, survenu dans des circonstances encore floues, a choqué sa famille, qui était en contact régulier avec lui. Le dimanche, la veille du drame, Joey avait passé deux appels à ses parents, l’un à 16h à son père et l’autre à 20h à sa mère, rapporte ce vendredi L’Union. Le lendemain matin, ils ont reçu un appel des autorités pénitentiaires les informant de sa mort, les invitant à venir récupérer son corps, sans davantage d’explications.
Selon certaines sources au sein de la prison il ne présentait aucun signe avant-coureur, la froideur dont aurait fait montre les autorités pénitentiaires en annonçant la nouvelle à la famille, aurait encore soulevé plusieurs questions auprès de celle-ci. Néanmoins, l’administration pénitentiaire a annoncé l’ouverture d’une enquête afin que lumière soit faite sur les circonstances de ce décès précipité.
En attendant, cet énième décès en milieu carcéral remet à l’ordre du jour les réalités sur les conditions de détention au sein d’une prison qui a largement dépassé ses capacités d’accueil. Vivement que les autorités judiciaires puissent trouver des solutions immédiates au désengorgement de la présence centrale de Libreville, et cela, sans mettre en danger la quiétude de la société.


