C’est l’une des interrogations portées par l’Association Contre le Risque Médical au Gabon (ASCORIM), dont Aminata ONDO est la présidente. Dans une déclaration publiée le 3 février courant sur les réseaux sociaux, l’association s’insurge contre l’irresponsabilité entretenue des pouvoirs publics en matière de gestion optimale des structures hospitalières du pays. ASCORIM Gabon invite les autorités de la Transition à une rupture radicale avec les pratiques qui n’honorent pas notre pays.

Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux d’une durée d’environ 3minutes, la présidente de l’association s’interroge sur la définition des priorités des dirigeants du secteur santé au Gabon et en particulier de la gestion du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville. Avec une entrée journalière de 5 millions de FCFA, Aminata Ondo ne comprend pas pourquoi l’établissement a un groupe électrogène qui ne fonctionne pas correctement. Qu’en est-il des personnes installées aux urgences, sous oxygène ?

 » Comment est-il possible qu’à une époque où la technologie et l’innovation sont au service de la santé publique, les hôpitaux gabonais manquent d’équipements indispensables pour garantir la continuité des soins en cas de coupure de courant ? » L’absence de générateurs ou d’autres dispositifs capables de maintenir les appareils vitaux en fonctionnement lorsque la Société d’Énergie et d’Eaux du Gabon (SEEG) inquiète l’association.

Bien que le Ministère de l’Énergie ait présenté des excuses publiques pour ces pannes récurrentes, la présidente de l’ASCORIM rappelle avec gravité que les excuses ne pourront jamais ramener les vies humaines fauchées par ces défaillances. Cette sortie d’ASCORIM fait suite à une vidéo réalisée par un compatriote au CHU Libreville, au moment d’une coupure d’électricité. Pour elle, les 87 corps enterrés en indigents seraient le fruit des coupures d’électricité à répétition. Il faut que l’État Gabonais agisse très vite. La visite de ce lundi 3 février 2025 au CHU Libreville des ministres de l’Énergie et de la Santé, serait peut-être un nouveau départ sur la question.

Share.

Laisser un commentaireAnnuler la réponse.

En savoir plus sur La Tribune Online

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

Exit mobile version