C’est en tout cas ce que dit la rumeur sur Libreville. Après plusieurs appels à candidature, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la Transition devrait donner sa réponse ce samedi 2025. Celui qui est présenté comme l’homme de la situation devrait faire avec les critiques. S’il répondait favorablement à ces appels, certains acteurs politiques y verront une forme de trahison, vu qu’au moment de sa prestation de serment, il avait promis organiser des élections transparentes, et remettre le pouvoir au peuple.

Présenté comme instigateur du coup d’État d’août 2023, Oligui Nguema, membre de la Garde républicaine est l’actuel président du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI). Pour cette présidentielle, le général président a déjà le mérite d’avoir de grands soutiens tels que Bertrand Zibi, les anciens retraités militaires, une frange de la société civile gabonaise. Mais aussi récemment le Président de la République de Guinée Équatoriale, Théodore Obiang Nguema. Sans oublier tous les anciens opposants au système Bongo-PDG qui ont été pendant plusieurs mois servis la Transition. Si le général se prononçait favorablement à une candidature à la présidentielle d’avril prochain, cela apparaîtra comme une suite logique au contexte.

Au cas où il ne le ferait pas, tous ses soutiens seront à coup sûr déboussolés. Il y a certainement en cette candidature, plusieurs Enjeux à multiples facettes. Entre ceux qui ont profité de la Transition pour faire tourner leurs business et d’autres pour asseoir leur influence politique. En réalité, si sa personne ne se prononce pas sur une candidature, le CRTI pourrait en avoir une. L’idée serait donc de préserver les acquis. Le pays étant comme il est, le pouvoir en place a toujours raison. Et ce n’est pas Alain-Claude Bilie-By-Nze qui dirait le contraire.

Pour rappel, les candidats doivent passer un test linguistique, un contrôle médical et répondre aux critères d’éligibilité fixées par la nouvelle Constitution adoptée par référendum le 16 novembre dernier. Ils doivent avoir entre 35 et 70 ans, avoir renoncé à toute nationalité autre que gabonaise au moins trois ans avant l’élection, résider au Gabon depuis au moins trois années consécutives avant la présidentielle et parler au moins une langue locale. La caution est de trente (30) millions de francs CFA.

Les candidats doivent déposer leur dossier au Ministère de l’Intérieur entre le 27 février et le 8 mars.

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