Alors que de nombreux pays africains sombrent dans la répression de la presse, le Gabon s’impose comme une exception positive. Le pays atteint la 41e place au Classement mondial de la liberté de la presse 2025 publié par Reporters sans frontières, contre la 54e en 2024. Une progression remarquable de 13 rangs qui souligne une volonté politique nouvelle et un climat médiatique en voie d’ouverture.
Dans une Afrique centrale où la liberté d’informer est souvent mise à mal, cette avancée tranche avec les reculs spectaculaires enregistrés au Rwanda, en Ouganda ou en Éthiopie, désormais en situation jugée « très grave ». Le Gabon, lui, affiche une dynamique encourageante, marquée par un accès à l’information facilité, une diversité d’opinions croissante et des pressions moins systématiques sur les journalistes.
Dans les rédactions comme sur les ondes, les professionnels de l’information témoignent d’une amélioration. Cela est dû entre autres à l’avènement des militaires au pouvoir qui n’ont pas cherché à improviser la presse locale.
