C’est la débandade totale dans la presse locale à ce sujet. Depuis plus de 24 heures, la rumeur de leur libération tourne sur les médias en ligne. Selon ces derniers, depuis le 9 mai 2025, Sylvia Bongo Ondimba et son fils Noureddin Bongo Valentin ne sont plus en prison, mais assignés à résidence surveillée avec Ali Bongo Ondimba, l’ancien Chef d’État, dans leur villa située à La Sablière, près de Libreville. Ce transfert de la prison centrale de Libreville vers une résidence surveillée intervient plusieurs mois après leur incarcération pour des accusations de détournement de fonds, corruption et blanchiment. Une information ne finit pas de diviser le monde médiatique en ceux qui concernent qu’ils sont chez eux et d’autres qui soutiennent qu’ils seraient toujours incarnés à la prison centrale de Libreville.
Cette décision est survenue une semaine après l’investiture du président élu Brice Clotaire Oligui Nguema, et est perçue comme un geste diplomatique visant à améliorer leurs conditions de détention tout en maintenant la procédure judiciaire en cours. Leur avocate avait auparavant dénoncé des conditions de détention difficiles et un manque de respect des droits humains, notamment l’absence de renouvellement du mandat de dépôt pour Sylvia Bongo.
Ainsi, Sylvia Bongo Ondimba et son fils attendraient désormais la suite de leur procès dans le confort relatif de leur résidence surveillée, sous surveillance stricte, ce qui serait vu comme un compromis entre pression internationale et exigences judiciaires. Si elle était confirmée par les autorités compétentes, cette information aura le mérite de diviser les Gabonais assoiffés de justice. Cela d’autant plus que ce procès annoncé porte le sens même du coup d’État militaire du 30 août 2023.
