Après dix jours de travaux intensifs, le Comité de rédaction de l’avant-projet de loi sur les partis politiques a présenté récemment son document final dans les locaux du Ministère de la Réforme des institutions. Ce texte, qualifié de fondateur par François Ndong Obiang, coordonnateur général du comité et ministre de la Réforme des institutions, vise à encadrer la vie politique à l’aube de la Ve République gabonaise.

Fruit d’une démarche inclusive, cet avant-projet entend régir le fonctionnement des formations politiques au Gabon en définissant clairement les conditions de création, de déclaration, ainsi que les règles relatives au financement, à la suspension et à la dissolution des partis. Le texte met un accent particulier sur les principes de transparence, de responsabilité et d’intégrité, afin de renforcer la crédibilité et la légitimité des acteurs politiques.

Bien que les détails des travaux restent confidentiels, des sources proches du comité indiquent que certaines dispositions s’inspirent des recommandations du Dialogue national inclusif (DNI) tenu en 2024 à Angondjé. Ces mesures devraient durcir les conditions de création des partis politiques, dans le but d’éliminer les formations dites familiales ou gazelles, ces « entreprises politiques » souvent dépourvues d’assises solides et au service d’intérêts personnels, qui n’ont jamais participé aux suffrages universels et suscitent le désarroi des populations.

Le texte final, fruit d’un travail collégial des trente-cinq membres du comité, ne vise pas à réduire le nombre des 104 formations politiques actuellement répertoriées au Gabon. Au contraire, il s’inscrit dans une noble ambition de rendre ces partis plus dynamiques, en les positionnant comme des vecteurs de développement et d’épanouissement politique pour tous les Gabonais.

En clôturant les travaux, François Ndong Obiang a salué la qualité du travail accompli par les  » architectes d’un avenir où la justice sociale et l’équité ne sont pas de vains mots, mais des réalités tangibles ». Il a rappelé que  » le Gabon de demain se construit aujourd’hui « , soulignant la mission collective de bâtir un pays porteur d’espoir, de dignité et de fierté pour les générations futures.

L’avant-projet de loi est désormais soumis à l’examen du gouvernement pour d’éventuels amendements. Une fois finalisé, il sera transmis au Parlement de la Transition pour adoption, marquant une étape décisive dans la réforme du cadre institutionnel et politique gabonais.

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