Lors de sa première conférence de presse du 12 juin dernier à Libreville, le porte-parole de la Présidence de la République du Gabon, a abordé plusieurs sujets d’ordre socio-politique de l’heure, entre autres autour de la situation des déguerpis de Plaine-Orety, le séjour du président de la République en Guinée équatoriale, les perspectives pour la SEEG et la loi sur les partis politiques. Retour sur l’essentiel de ce qu’il fallait retenir de cette rencontre avec la presse.

L’opération de déguerpissement et de démolition dans la zone dite de derrière l’Assemblée nationale vise à aménager un boulevard de la Transition, une cité administrative et un bassin versant pour moderniser la ville, lutter contre les inondations et fluidifier la circulation. Théophane Nzame-Nze Biyoghe a insisté sur le fait que ces projets ne cherchent pas à punir mais à améliorer le cadre de vie. Il a également rassuré que les populations impactées, notamment celles qui n’ont pas été indemnisées ou qui détiennent des titres de propriété, seront relogées et que leurs droits légitimes seront respectés tout au long du processus.

De plus la visite en Guinée équatoriale du Chef de l’État, survenue après une décision de la Cour internationale de justice concernant un différend frontalier avec la Guinée équatoriale, a permis de renforcer la coopération bilatérale. Un comité d’experts a été mis en place pour trouver une solution concertée. Plusieurs accords sectoriels ont été signés, notamment dans les domaines médical, culturel et militaire, marquant une dynamique nouvelle entre les deux pays.

La gestion des ressources halieutiques n’était pas en resté. Au sujet de la convention avec l’Union européenne, le porte-parole a expliqué que cette suspension traduit une volonté de reprendre le contrôle souverain des ressources nationales. L’accord avec l’UE était jugé inéquitable, avec un faible retour économique et une menace sur les ressources halieutiques. Le Gabon souhaite désormais renégocier un partenariat plus équilibré.

Sur la situation de la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG), le porte-parole a insisté sur la nécessité de refondation profonde de la SEEG. Elle est d’ailleurs en cours afin d’améliorer la desserte en eau et électricité, moderniser les infrastructures et restaurer la confiance des usagers. Un plan d’investissement d’environ 1 000 milliards de FCFA a été lancé, avec une nouvelle direction chargée d’assainir les comptes et d’instaurer une gouvernance transparente dans un délai de six mois.

Théophane Nzame-Nze Biyoghe a évoqué aussi l’adoption d’un projet de loi sur les partis politiques visant à assainir le paysage démocratique en renforçant la responsabilité, la transparence et l’éthique des formations politiques. Une circulaire présidentielle instaure une gouvernance rigoureuse axée sur l’efficacité, la collégialité et la reddition des comptes.

Parmi les mesures annoncées figure la création d’une centrale d’achat publique pour lutter contre la vie chère et la mise en place de cinq fonds stratégiques pour financer les priorités nationales dans l’agriculture, l’énergie, l’habitat, les infrastructures et la pêche.

Cette conférence de presse marque une volonté claire de la Présidence gabonaise de renforcer la transparence, la souveraineté économique, la modernisation urbaine et la rigueur dans la gestion publique. Le porte-parole a insisté sur le fait que Brice Clotaire Oligui Nguema tient au respect des droits des populations affectées par les projets urbains et sur la nécessité de transformer les engagements en résultats concrets pour les Gabonais.

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