Owendo, Gabon, Une ligne rouge a été franchie. À la suite de l’annonce officielle du déguerpissement des habitations situées derrière le Carrefour SNI, dans la commune d’Owendo, des voix radicales se sont levées contre le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, allant jusqu’à lui déclarer la guerre dans des vidéos diffusées massivement sur les réseaux sociaux.

Ce qui était une opération de salubrité publique est rapidement devenu un front d’hostilité politique et sociale, alimenté par l’indignation de certains habitants, mais aussi par la désinformation numérique et des propos jugés inacceptables dans une République souveraine.

Quand la contestation devient provocation : l’État met en garde

L’État a fixé un ultimatum clair de 72 heures pour évacuer les zones concernées, dans le cadre d’un programme national de récupération du domaine public. L’opération vise à mettre fin à l’occupation anarchique de certaines zones à risques, à l’instar de celles déjà traitées à Libreville.

Mais, dans un tournant dangereux, certains individus sont passés de la protestation légitime à l’insulte, appelant à la rébellion et s’en prenant nommément au Chef de l’État.

Une attitude lourde de conséquences.

« S’en prendre au Président de la République par voie électronique, c’est s’exposer aux rigueurs de la loi. Le Gabon est un État de droit, pas une zone de non-droit numérique », rappelle une source judiciaire.

Jusqu’à 10 ans de prison et 30 millions de FCFA d’amende : la loi est claire

La réponse de l’État est sans ambiguïté. La loi n°027/2023 du 12 juillet 2023, relative à la cybersécurité et à la lutte contre la cybercriminalité, sanctionne sévèrement les insultes, incitations à la haine ou menaces à l’encontre des institutions et de leurs représentants.

« Tout individu qui, par voie électronique, insulte ou menace le Président de la République s’expose à une peine allant jusqu’à 10 ans de prison ferme et 30 millions de FCFA d’amende », stipule le texte.

L’appareil judiciaire est désormais saisi, et les auteurs identifiés seront traduits en justice.

Des tensions révélatrices d’un malaise social réel

Il faut cependant distinguer l’outrage délibéré de la détresse sociale sincère. De nombreuses familles vivent sur ces terres depuis des décennies, souvent sans titre foncier, et sans accompagnement clair dans ce processus de déguerpissement. Elles dénoncent le caractère brutal et unilatéral de l’opération, redoutant de se retrouver à la rue.

Le gouvernement, conscient de cette tension, appelle au calme, au dialogue et au respect de l’État de droit.

Brice Oligui Nguema : une ligne de fermeté dans le respect de la souveraineté

Face à la virulence de certaines attaques, le Chef de l’État reste ferme mais mesuré. Engagé dans une refondation profonde de l’État et une reconfiguration des espaces urbains, Brice Clotaire Oligui Nguema ne cède ni aux pressions de rue ni aux menaces numériques.

Le déguerpissement de zones à risques est une décision politique majeure, nécessaire pour l’aménagement durable du territoire, la sécurité des citoyens, et la restauration de l’autorité de l’État.

Contester n’est pas insulter. Protester n’est pas menacer.

Les critiques peuvent être entendues, les douleurs sociales comprises. Mais le respect des institutions, de la loi et du Chef de l’État reste une ligne intangible.

Le Gabon ne se construira pas dans l’anarchie numérique, encore moins dans l’irrespect des symboles de la République. Ceux qui franchissent cette ligne devront en répondre devant la loi.

Share.

Laisser un commentaireAnnuler la réponse.

En savoir plus sur La Tribune Online

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

Exit mobile version