Au Gabon, dès le début des grandes vacances, également appelée saison sèche, les établissements de santé gabonais voient leur activité considérablement augmenter. Les hôpitaux et dispensaires enregistrent une recrudescence des consultations, principalement dues aux infections respiratoires aiguës (IRA), aux affections allergiques et aux maladies dermatologiques.

Le Dr Jean Loulessy, médecin généraliste à l’hôpital de la coopération sino-gabonaise, souligne un pic important de cas de toux persistants, bronchites, crises d’asthme, ainsi que des pathologies telles que la grippe, les rhinites allergiques et la scabiose. Selon lui, la grippe représente près de 50% des consultations liées à cette période, suivie des allergies à 30%, la scabiose à 15% et les teignes à 5%.

Les causes seraient environnementales, notamment la fraîcheur matinale, les vents secs et la poussière omniprésente fragilisent les muqueuses respiratoires, favorisant la transmission des virus et bactéries. Ces conditions aggravent aussi les maladies chroniques, notamment l’asthme, affectant particulièrement les enfants et les personnes âgées. La sécheresse de l’air provoque par ailleurs des irritations cutanées, des eczémas et des mycoses, tandis que le manque d’eau complique l’hygiène, surtout en zone rurale, favorisant les dermatoses.

Contrairement aux idées reçues, le paludisme ne disparaît pas durant la saison sèche dans certaines zones humides mal drainées où les moustiques vecteurs persistent. Ce constat souligne que la saison sèche est bien plus qu’un phénomène climatique, c’est un véritable défi sanitaire. La prévention, notamment par des mesures d’hygiène rigoureuses et la consultation précoce en cas de symptômes, demeure la meilleure arme contre ces maladies saisonnières récurrentes mais évitables.

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