À peine revenu de son déplacement diplomatique à l’international, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a marqué les esprits ce 29 septembre 2025 en convoquant, sans délai, le ministre de l’Intérieur, Hermann Immongault. Une décision prise dès sa descente d’avion, dans un geste fort qui témoigne de sa vigilance et de son exigence en matière de gouvernance.

Fraîchement rentré de New York, où il a pris part à la 80e Assemblée générale des Nations unies, puis de La Havane pour une visite d’État à Cuba, le chef de l’État n’a pas attendu pour prendre les choses en main. Direction immédiate : le salon présidentiel de l’aéroport de Libreville, pour un entretien à huis clos avec le ministre en charge de l’organisation des scrutins législatifs et locaux du 27 septembre.

Une réaction à la hauteur des attentes démocratiques

La rencontre s’est tenue dans un contexte tendu, alors que plusieurs voix s’élèvent, notamment sur les réseaux sociaux, pour dénoncer des irrégularités dans certains bureaux de vote. Pour Brice Oligui Nguema, garant de la transparence électorale et artisan d’une 5e République fondée sur l’intégrité, ces dysfonctionnements sont inacceptables.

« Le processus démocratique gabonais ne saurait être terni par des fautes organisationnelles », aurait fermement déclaré le Président, selon des sources proches de l’exécutif. Visiblement remonté, il aurait exigé des explications claires de la part de son ministre, un deuxième rappel à l’ordre, qui en dit long sur la gravité de la situation.

Un message fort à l’ensemble de l’appareil d’État

Au-delà de cette convocation express, c’est tout un message que le Président Oligui Nguema adresse : la tolérance zéro face aux dérapages, et l’exigence de résultats concrets. Il réaffirme ainsi sa volonté de construire une démocratie forte, apaisée et crédible aux yeux du peuple gabonais et de la communauté internationale.

Ce geste présidentiel, rare par sa promptitude et son ton, illustre une nouvelle ère de responsabilité au sommet de l’État. À l’approche du second tour, l’exécutif veut éviter tout doute sur la régularité du processus. Le chef de l’État l’a démontré : il ne laissera rien passer.

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