En un mot d’ordre, Brice Clotaire Oligui Nguema a mis fin à une tension qui menaçait de parasiter l’élan retrouvé du football gabonais. Le président de la République a ordonné le paiement immédiat des primes de qualification à la CAN 2025, rétablissant la confiance entre l’État et les joueurs des Panthères.
Une grogne symbolique avant le match
À la veille du match Gabon–Burundi, à Franceville, les Panthères avaient refusé de participer à la traditionnelle reconnaissance du terrain. En cause : le non-versement des primes de qualification à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations.
Un épisode court mais révélateur d’un malaise récurrent entre les sélections nationales et l’administration, souvent accusée de lenteurs dans la gestion des engagements financiers.
La médiation ministérielle
Alertée, la ministre des Sports, Armande Longo, a convoqué une réunion d’urgence pour apaiser les esprits. Le sélectionneur Thierry Mouyouma a tenu à désamorcer la polémique :
« Il n’y a pas eu de grève, seulement une demande de clarification. »
De son côté, la ministre a promis une résolution rapide et rappelé les enjeux de la rencontre. Quelques heures plus tard, le Gabon s’imposait 2-0 face au Burundi, bouclant un parcours solide en éliminatoires.
L’arbitrage présidentiel
Dès le lendemain, le chef de l’État est intervenu personnellement. Selon des sources proches du dossier, Brice Oligui Nguema a donné instruction de régler immédiatement les primes dues aux joueurs.
Un geste fort, interprété comme la volonté du président de préserver la stabilité et l’unité autour d’un symbole fédérateur : la sélection nationale.
Une décision à portée politique et symbolique
Dans un contexte où le sport demeure un vecteur majeur d’unité nationale, cette décision renforce l’image d’un chef de l’État à l’écoute, réactif et proche des réalités du terrain.
En désamorçant rapidement une crise potentiellement explosive, Brice Oligui Nguema confirme sa méthode : agir sans attendre pour préserver la cohésion et l’image du pays.
Cap sur le Maroc
Les Panthères peuvent désormais se concentrer sur leur prochain défi : les barrages de novembre au Maroc, dernière étape avant les phases intercontinentales de la Coupe du monde 2026.
Une échéance que la sélection aborde désormais dans un climat apaisé sous le signe du soutien présidentiel et d’une confiance retrouvée.
