Le président gabonais Brice Oligui Nguema a reçu l’ambassadrice de l’Union européenne, Cécile Abadie, pour une réunion de travail consacrée à la modernisation du Transgabonais. Cette rencontre fait suite à la signature, le 24 novembre, d’un accord tripartite entre Libreville, Paris et Bruxelles.
Ce programme, annoncé en marge de la visite d’État du président Emmanuel Macron, prévoit la rénovation d’une infrastructure ferroviaire héritée des premières années de l’indépendance. Le Transgabonais, long de 648 kilomètres, constitue le principal axe intérieur de transport du pays.
Les travaux porteront sur la correction des zones à risques, la réhabilitation des ouvrages critiques et la modernisation des gares voyageurs. Le projet ambitionne également d’améliorer la gouvernance et l’expertise technique de la SETRAG, l’opérateur ferroviaire national.
Pour le chef de l’État gabonais, les enjeux sont économiques mais aussi stratégiques. La compétitivité des secteurs miniers, forestiers et agricoles dépend étroitement de la fluidité du transport intérieur. Le renforcement du rail apparaît ainsi comme une nécessité pour diversifier l’économie et réduire les vulnérabilités logistiques.
Au-delà des aspects techniques, Brice Oligui Nguema met en avant les effets attendus sur la cohésion territoriale : désenclavement de nombreuses localités, mobilité accrue pour les populations et meilleure circulation des produits de première nécessité. Un projet qui s’inscrit dans sa vision de modernisation de l’État.
