Le président gabonais Brice Oligui Nguema a annoncé la création d’une contribution mensuelle destinée à moderniser les infrastructures urbaines du pays. Prélevée sur les factures d’électricité, la TFH doit financer la propreté des rues, la réparation des routes et la construction de logements sociaux. Le gouvernement affirme que cette solution est la plus simple et la plus rapide à mettre en œuvre dans un contexte où les villes peinent à répondre aux attentes des habitants.

Selon l’exécutif, cette taxe permet d’éviter des mesures d’austérité qui auraient un impact direct sur les familles. Le président insiste sur son refus de réduire les effectifs de la fonction publique ou de supprimer les bourses étudiantes, qu’il considère comme essentielles à l’égalité des chances. Face aux critiques, il présente la TFH comme un effort partagé destiné à préserver le niveau de vie tout en assurant les investissements indispensables.

La réforme se veut équitable. Les habitants des quartiers populaires ne paieront que quelques centaines de francs CFA, tandis que les ménages plus aisés assumeront une contribution plus importante. Le gouvernement défend ce barème progressif comme une manière de répartir l’effort selon les capacités de chacun, dans un contexte où les disparités économiques restent importantes.

Les besoins urbains sont importants : Libreville, Owendo et Akanda souffrent d’un manque flagrant de moyens pour assurer un nettoyage régulier et maintenir les routes en état. Le budget actuel, jugé insuffisant, ne permet plus de répondre à la demande. Les autorités promettent que les recettes de la TFH seront entièrement consacrées à des projets concrets et visibles.

Pour garantir l’efficacité de la collecte, l’État a choisi de s’appuyer sur la SEEG. En intégrant la contribution aux factures d’électricité, le gouvernement peut toucher l’ensemble des ménages urbains, y compris ceux du secteur informel. Un système de répartition automatique des fonds entre les mairies et le Trésor doit, selon les autorités, renforcer la transparence et rassurer les contribuables.

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