Sous la présidence de Brice Oligui Nguema, le Gabon a franchi une étape financière majeure en clôturant l’année 2025 par le règlement intégral de ses arriérés envers ses créanciers multilatéraux. La Banque africaine de développement et la Banque mondiale ont ainsi été payées dans les délais, confirmant une volonté de restaurer la crédibilité financière du pays après plusieurs années de tensions budgétaires.

Ce rétablissement s’est matérialisé par un dernier décaissement d’environ 17 millions de dollars effectué juste avant la clôture de l’exercice budgétaire. L’opération, discrète mais déterminante, a permis à Libreville d’éviter toute situation de défaut technique et de normaliser ses relations avec ses principaux partenaires de financement du développement.

Pourtant, dans le même temps, certaines agences de notation ont abaissé la note souveraine du Gabon. Cette décision crée un contraste saisissant entre la réalité des paiements effectués et la perception du risque diffusée sur les marchés internationaux, alimentant un sentiment d’injustice économique à Libreville.

Les analystes expliquent ce décalage par le fonctionnement même des notations, qui s’appuient sur des données historiques et des projections souvent établies avant la finalisation des paiements. Autrement dit, la photographie utilisée pour juger le Gabon correspond davantage à sa situation passée qu’à celle du 1er janvier 2026.

Pour Brice Oligui Nguema, l’enjeu est désormais de faire reconnaître ce redressement financier dans l’évaluation du pays. La poursuite de la discipline budgétaire et la transparence envers les partenaires internationaux seront décisives pour transformer cet effort comptable en véritable gain de crédibilité économique.

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