L’interpellation de Marcel Libama intervient dans un contexte social tendu au Gabon, marqué par un mouvement de grève dans le secteur de l’éducation. Mais contrairement à ce que laisse penser une partie de l’opinion, l’intéressé n’est plus enseignant et ne dispose plus d’un statut syndical actif.

Les autorités parlent d’une réponse judiciaire à des actes qualifiés d’illégaux. Il est notamment reproché à Marcel Libama d’avoir participé à des actions de blocage d’établissements scolaires et d’avoir exercé des pressions sur des enseignants souhaitant travailler malgré le mot d’ordre de grève.

Sur le plan légal, le droit de grève, bien que constitutionnel, n’autorise pas l’obstruction ni la contrainte. L’article 382 du Code du travail et l’article 314 du Code pénal encadrent strictement ces situations, tandis qu’une circulaire gouvernementale de 2021 rappelle les règles applicables aux mouvements sociaux.

Le statut de retraité de Marcel Libama est au cœur de la polémique. N’étant plus agent public, il est juridiquement considéré comme une personne étrangère au service. Une situation qui pose la question de sa légitimité à intervenir physiquement dans des établissements publics en activité.

Le gouvernement récuse toute lecture politique de l’affaire. Pour les autorités, il s’agit d’un rappel des principes de l’État de droit : le dialogue social reste ouvert, mais toute action qui bascule dans l’entrave ou le désordre relève désormais du champ pénal.

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