Le Gabon devrait compter parmi les économies les plus performantes de la CEMAC en 2026. Selon les prévisions de la Banque mondiale, le pays dirigé par Brice Oligui Nguema pourrait afficher une croissance de 3,7 %, ce qui le placerait aux côtés du Cameroun et du Tchad en tête de la dynamique économique régionale.
Dans une zone où les économies restent fortement dépendantes des ressources naturelles, cette progression témoigne d’une relative stabilité retrouvée. Plusieurs pays de la région tentent aujourd’hui de réduire leur vulnérabilité face aux fluctuations des marchés internationaux.
Au Gabon, cette dynamique repose en partie sur la montée en puissance de secteurs alternatifs au pétrole. L’exploitation forestière, la production de manganèse ainsi que le développement de cultures industrielles comme l’huile de palme ou le caoutchouc participent à cette diversification progressive.
Le secteur minier pourrait également jouer un rôle clé dans les années à venir. La mise en exploitation de nouveaux gisements, notamment dans le domaine du fer, constitue l’un des leviers sur lesquels les autorités entendent s’appuyer pour stimuler l’activité économique.
Pour le pouvoir gabonais, l’objectif est désormais clair : transformer cette croissance en un modèle économique plus robuste. Sous l’impulsion de Brice Oligui Nguema, Libreville cherche à poser les bases d’une économie moins dépendante du pétrole et davantage tournée vers la transformation locale des ressources.
