C’est une mesure qui parle directement au portefeuille des ménages. Avec la mise en service de la Centrale d’Achat du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema cherche à transformer une promesse politique en réalité quotidienne.
Derrière cette initiative, le ministre Thierry Minko met en place un mécanisme précis : centraliser les importations, négocier des volumes importants et réduire les coûts logistiques afin de proposer des prix nettement inférieurs à ceux du marché classique.

Dans les rayons, l’impact est immédiat. Le riz, produit central dans l’alimentation, enregistre des baisses de plusieurs milliers de francs CFA selon les formats. Le lait, les pâtes, les conserves et même les produits d’hygiène suivent la même tendance. Une bouteille de javel de 5 litres passe par exemple de 2 200 à 1 600 FCFA, un écart significatif pour les budgets modestes.
Cette politique vise clairement les dépenses incompressibles des ménages. En ciblant des produits du quotidien, alimentation de base, entretien, protéines le gouvernement cherche à produire un effet direct et perceptible sur le niveau de vie, sans passer par des mécanismes indirects ou différés.

Mais au-delà de l’effet immédiat, la question de la durabilité se pose. Approvisionnement, logistique, extension du dispositif à l’intérieur du pays : autant de défis qui conditionneront la capacité de cette réforme à s’inscrire dans le temps et à devenir un véritable pilier de la politique sociale.


