Un chantier de grande ampleur vient de s’ouvrir aux portes de Libreville. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a officiellement lancé, le 2 juin 2026, les travaux du programme national de logements sociaux de Bikélé-Nzong, marquant une étape majeure dans la mise en œuvre de son projet de société et de sa politique de transformation sociale.

Présenté comme le troisième pilier de son action publique, consacré à l’amélioration des conditions de vie des populations, ce programme prévoit la construction immédiate de 3 100 logements dans la zone de Bikélé-Nzong. Les autorités y voient une réponse structurelle à la crise du logement qui affecte depuis plusieurs décennies une partie importante des ménages gabonais, notamment dans les grands centres urbains.

Au-delà de l’annonce chiffrée, l’exécutif entend faire de cette initiative un véritable instrument de redistribution sociale. Le projet repose sur une ambition clairement affichée par le chef de l’État : permettre à un plus grand nombre de Gabonais d’accéder à la propriété grâce au concept « Un Gabonais, un toit ». Une vision qui rompt avec les politiques ponctuelles du passé et qui s’inscrit dans une logique de planification à long terme.

Le programme ne se limite pas à la périphérie de Libreville. Les autorités annoncent déjà une extension nationale avec la construction de 5 000 logements supplémentaires sur les sept prochaines années, notamment grâce à un partenariat stratégique avec le groupe marocain Addoha. Dans le même temps, des opérations ont déjà été engagées à Lambaréné, Makokou et Franceville afin d’assurer une répartition plus équilibrée de l’offre de logement sur l’ensemble du territoire.

Autre innovation mise en avant par le gouvernement : le mécanisme de financement. Les bénéficiaires n’auront aucun remboursement à effectuer durant la phase de construction. Les paiements ne débuteront qu’après la remise des clés, grâce à l’affectation directe de la prime de logement au remboursement du bien immobilier. Pour les autorités, cette formule doit permettre de concilier accession à la propriété, maintien du pouvoir d’achat et renforcement de la cohésion sociale dans un pays où la question du logement demeure l’un des principaux défis du développement.

Share.

Laisser un commentaireAnnuler la réponse.

En savoir plus sur La Tribune Online

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

Exit mobile version