Depuis la loi no 3/2010 promulguée le 15 février 2010, faisant écho à une décision gouvernemental datant elle de Septembre 2007, la peine de mort est abolit au Gabon. Cependant, 24 ans après cette décision historique et, au vu de la monté vertigineuse que prend le grand banditisme et le criminalité, la question de la peine de mort mérite à nouveau d’être mis sur la table.
L’abolition de la peine mort avait pour objectif dans un premier temps de mettre à mal l’idée de la négation de la réinsertion. Aussi, il s’agissait d’humaniser au maximum la justice en laissant aux condamnés la possibilité et l’espoir de réinsertion. Seulement, même si les dernières condamnations à mort ne font pas partie des souvenirs des plus jeunes, force est de constater que le grand banditisme et la haute criminalité deviennent de plus en plus récurrent, avec une barbarie et une froideur toujours plus effrayante.
Entre cette sombre histoire d’une femme égorgée et démembrée à Dragages, une famille massacrée à la machette par un concitoyens à Franceville, ou encore les récents agressions à l’arme blanche, le tout en bande organisée et en association de malfaiteurs dans les rues de Port-Gentil, les cas sont désormais légion. Autre fait important, c’est la récidive incessante avec une tendance à s’empirer à chaque fois.
La prison ne fait semble plus faire peur, bien au contraire, elle serait un élément d’influence non négligeable dans le domaine du grand banditisme. Dans ce genre de cas, ne faudrait-il pas revenir aux extrêmes judiciaires. Si la justice populaire ne devrait pas exister, la peine de mort pourrait avoir des répercussions persuasives contre les individus qui auraient des velléités criminelles. Comme le dit une pensée bantou :” c’est en voyant ce qui a été fait à la poule que la perdrix s’en est allée vivre en forêt”.
Comme pour nous dire, avec des individus désocialisés qui pourraient aussi représenter un danger pour les autres détenus. Ils sembleraient que leurs manières à eux d’être utile pour la société pourrait être d’en devenir des exemples à ne surtout pas imiter, en les éliminant afin de protéger la société de leurs influences.


