Le Premier ministre, chef du gouvernement de la Transition, Raymond Ndong Sima, a récemment présidé une importante séance de travail consacrée à la stratégie et au plan d’action national pour la gestion du conflit homme-faune à Libreville. L’objectif principal étant d’aboutir à une véritable concertation avec les ONG de conservation, dans le but de préserver la vie humaine tout en assurant la protection de la faune.
» Le gouvernement, garant de la sécurité des populations, entend redoubler d’efforts pour renforcer les mesures de protection et assurer une cohabitation harmonieuse entre les communautés humaines et les espèces sauvages. » Stipule le communiqué de la Primature.
La réunion qui s’est tenue en présence de la ministre de l’Environnement, Arcadie Svetlana Minguengui Ndomba, ainsi que de plusieurs acteurs clés impliqués dans la conservation et la gestion environnementale au Gabon, se voulait pragmatique dans le contexte actuel.
En juillet dernier, le Dr Léa Larissa Moukagni, chercheur à l’Institut de recherche en écologie tropicale (IRET), avait dressé un état des lieux des conflits homme-faune au Gabon. Tout particulièrement sur l’éléphant, durant la période 2021-2023.
Selon son travail, les populations rurales sont les plus perdantes, avec » À ce jour, 33 décès qui ont été enregistrés entre 2021 et 2023. Des plantations sont dévastées dans la forêt et tout près des villages. » Avant et pendant les élections générales de 2023, les populations de plusieurs localités du pays s’étaient levées contre les dégâts causés par les éléphants, mais surtout contre les indemnisations qui leur sont versées, les estimant dérisoires.
Plus que jamais, les populations victimes à répétition de ces pachydermes exigent des battues administratives pour réduire les conséquences de ce conflit.
