Même sur cal, la Société Gabonaise de Transport (SOGATRA) continue à faire des victimes, le dernier en date, le magasinier Serge NYAMA MAMBA, mort sur le champ de bataille. Il était aussi au piquet de grève pour régler le paiement de salaire, après deux mois de retard. Certainement que cette paie lui permettait de suivre sa santé correctement. A défaut de son salaire, sa famille recevra l’accompagnement financier de l’État pour son inhumation.
Le 20 février dernier, le Ministre Mays Mouissi de l’ Environnement assurant l’interim du Ministre des Transports Jonathan Ignoumba, et le Ministre du Travail, Adrien Nguema Mba, en réponse à un mouvement d’humeur des agents de la SOGATRA, se sont rendus à la base logistique de l’entreprise pour échanger avec le personnel, suite au retard de paiement des salaires depuis janvier 2025.
Selon un communiqué officiel, « sur instructions du Président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, les fonds nécessaires au paiement des salaires ont été débloqués, avec des virements bancaires prévus dans les prochaines heures ». Les Ministres ont également déploré le décès d’un agent de la SOGATRA, Serge Nyama Mamba, magasinier, survenu au sein de l’entreprise. Ils ont assuré que des démarches légales étaient en cours conformément aux directives du Chef de l’Etat, le Gouvernement prendra contact avec la famille du défunt.
La SOGATRA, une société parapublique spécialisée dans le transport unrbain et inter urbain, endettée à plus de 65 milliards de francs CFA, cotisations sociales comprises, a des agences dans plusieurs capitales provinciales du pays. Mais depuis plusieurs années, elle fait face à d’énormes soucis financiers liés notamment à son management. Après 28 ans d’existence, cette société n’a jamais pu vivre d’elle-même. En 2023 après un audit de l’entreprise, celle-ci sollicitait du gouvernement une dotation de 6 milliards de FCFA afin de mieux remplir ses missions.
L’audit de décembre 2023 avait également révélé que 118 bus étaient des épaves, 19 accidentés et seulement 29 bus en circulation. Stationnés depuis longtemps dans le garage de l’entreprise, 96 bus sont dits «réparables». Qu’en est-il aujourd’hui ? La situation doit être pire…
Le personnel est estimé à 799 agents, dont une trentaine de secrétaires, une cinquantaine de caissières et une vingtaine de contrôleurs.
