Le 8 décembre dernier, plusieurs détenus ont été transférés de la prison centrale de Libreville à celle de Tchibanga. Depuis ce transfert, ces prisonniers ont récemment adressé une lettre ouverte au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema sollicitant leur retour dans la capitale.
Selon nos confrères de l’AGP, condamnés pour des infractions variées, telles que le vol aggravé, les vols multiples ou encore les coups mortels, ces détenus dénoncent dans leur correspondance des conditions de détention particulièrement difficiles à Tchibanga. Ils mettent en avant un isolement accentué par l’éloignement géographique de leurs familles, ce qui complique les visites et le maintien des liens affectifs essentiels à leur moral.
Outre l’isolement, les détenus évoquent une dégradation notable de leur état de santé depuis leur transfert. Ils déplorent un accès aux soins médicaux insuffisant, ce qui aggrave leur situation physique et psychologique. Selon eux, ce transfert a eu un impact négatif non seulement sur leur bien-être, mais aussi sur leur réinsertion future.
Dans leur lettre, ces prisonniers qualifient leur transfert de détention abusive et lancent un appel direct au président de la République, espérant ainsi attirer l’attention des autorités compétentes. Leur demande est claire : un retour à la prison centrale de Libreville, où les conditions de détention seraient, selon eux, plus humaines et où ils pourraient bénéficier d’un meilleur suivi médical ainsi que d’un contact plus régulier avec leurs proches.
Cette situation soulève des questions importantes sur les conditions de détention dans les différentes prisons gabonaises, notamment en ce qui concerne le respect des droits fondamentaux des détenus. Le gouvernement et les autorités pénitentiaires sont désormais interpellés pour examiner cette requête et envisager des solutions adaptées, dans le respect de la dignité humaine et des exigences de la justice.


