Les commerçants du marché de Potos, situé dans un quartier de Franceville, dans la province du Haut-Ogooué ont fermé récemment leurs stands pour protester contre le système de paiement des taxes municipales, jugé trop contraignant. Elles dénoncent un mode de recouvrement regroupant deux à trois mois d’arriérés, qu’elles trouvent financièrement difficile à assumer.
Les manifestantes réclament des alternatives plus souples, notamment une taxe journalière de 300 FCFA ou un paiement mensuel forfaitaire de 9 000 FCFA. Elles ont également formulé d’autres revendications concernant le nettoyage du marché et le service de gardiennage, estimant que ces services sont insuffisants.
Face à ce mouvement, le délégué spécial de la commune de Franceville, Christian Dominique Ndjogho Cognot, a rapidement convoqué une réunion de concertation réunissant la municipalité, le bureau communal des femmes récemment élu et les commerçantes grévistes. Ce bureau, chargé de la médiation, a soutenu la création d’un comité de suivi pour accompagner la mise en œuvre des réformes demandées. Anne Methude Onganga, responsable du bureau, a précisé qu’un comité composé de commerçantes et de la coordination sera mis en place en urgence pour instaurer l’ordre dans chaque secteur.
À l’issue de la rencontre, un climat d’apaisement s’est installé. Hervine Taty Bouanga, représentante des commerçantes, a indiqué que le délégué spécial s’est engagé à réexaminer les modalités de paiement des taxes et des arriérés. Christian Cognot a relativisé les protestations, soulignant la volonté de moderniser la gestion du marché : » Il s’agit d’instaurer une autodiscipline. Nous voulons faire du marché de Potos un lieu moderne, propre et exemplaire « .
Les commerçantes ont annoncé la reprise de leurs activités dès le lendemain, marquant une pause dans ce mouvement social.

