L’exécutif gabonais veut rompre avec les lenteurs administratives qui ont longtemps freiné les projets d’infrastructures. En réunissant les dirigeants de Suez, de la SEEG et plusieurs responsables gouvernementaux, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a fixé une ligne de conduite sans ambiguïté : les investissements consacrés à l’eau potable devront désormais être évalués à l’aune de leurs résultats concrets et non plus de leurs intentions.
Cette réunion stratégique intervient alors que l’accès à l’eau demeure un défi structurel dans plusieurs zones du pays. Si d’importants programmes ont été lancés ces dernières années, leur rythme d’exécution reste régulièrement critiqué par les populations confrontées aux pénuries ou aux interruptions de service. Face à cette réalité, le chef de l’État souhaite accélérer la transformation des infrastructures afin de répondre à une demande sociale devenue prioritaire.
Les autorités ont procédé à un examen détaillé des principaux chantiers en cours. À Foulayong, l’augmentation des capacités de production constitue un élément central de la stratégie gouvernementale pour sécuriser l’alimentation en eau. À Mbomo, la modernisation des réseaux de distribution vise à améliorer la qualité et la continuité du service. L’objectif est de faire converger ces investissements vers une couverture plus fiable du territoire national.
Au-delà des aspects techniques, le président gabonais a insisté sur la responsabilité des différents partenaires engagés dans ces opérations. Il a demandé une meilleure coordination entre les intervenants, un suivi plus rigoureux des calendriers ainsi qu’une culture de l’obligation de résultats. Pour l’exécutif, les financements mobilisés ne pourront être pleinement justifiés qu’à travers des améliorations tangibles dans la vie quotidienne des citoyens.
En plaçant l’eau potable au premier rang de ses priorités politiques, Brice Oligui Nguema cherche également à inscrire son action dans une logique de modernisation des services publics. La coopération entre Suez et la SEEG, soutenue par les autorités gabonaises et suivie de près par les partenaires français, est présentée comme un instrument destiné à renforcer durablement les capacités nationales. Pour le pouvoir, la réussite de ces projets sera l’un des indicateurs les plus observés de l’efficacité de l’action gouvernementale dans les années à venir.


