Au Gabon, Brice Oligui Nguema poursuit sa stratégie de gouvernance pragmatique en proposant l’ouverture d’un débat sur la commercialisation réglementée de la viande de buffle. Une annonce qui illustre la volonté du pouvoir de répondre aux besoins des populations tout en protégeant un patrimoine naturel fragile.
La question de la faune sauvage reste sensible dans un pays couvert à plus de 80 % par la forêt. Le buffle, espèce emblématique, se trouve au croisement de plusieurs enjeux : alimentation locale, préservation des écosystèmes et lutte contre le trafic illégal de viande de brousse.
Pour le président gabonais, il ne s’agit pas d’une libéralisation aveugle, mais d’un cadre strict fondé sur des études scientifiques et environnementales. La commercialisation envisagée serait conditionnée au respect des normes écologiques, afin d’éviter toute dérive susceptible de menacer l’espèce.
Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de réformes, où Brice Oligui Nguema cherche à rompre avec des pratiques informelles en instaurant des règles claires. Une façon de concilier souveraineté alimentaire et responsabilité environnementale, dans un contexte africain de plus en plus attentif aux enjeux climatiques.


