En procédant à la remise officielle des clés de 69 logements réhabilités à Libreville, Brice Clotaire Oligui Nguema ne se contente pas d’inaugurer des bâtiments : il consolide méthodiquement son ancrage au sein des forces de sécurité, pilier central de la Transition.

L’ancien camp d’Akemindjogoni, rebaptisé Camp Général Guy Charles Mandji, devient ainsi un symbole politique. Le choix de cette figure emblématique de la police nationale n’est pas anodin : il inscrit l’action du chef de l’État dans une continuité institutionnelle valorisant loyauté, discipline et professionnalisme.

Les 69 logements – répartis entre officiers et sous-officiers – marquent une première tranche d’un programme plus vaste. Derrière l’amélioration des conditions de vie se dessine une stratégie claire : stabiliser durablement l’appareil sécuritaire par une politique sociale ciblée.

La modernisation ne s’arrête pas à Libreville. Réfection des voiries du Camp Michel Bigoundou, cité policière en construction à Essassa, nouveaux commissariats en province : l’exécutif déploie un maillage territorial visant à renforcer la présence de l’État.

À travers cette politique, Brice Oligui Nguema envoie un double message : aux forces de sécurité, celui de la reconnaissance ; à l’opinion publique, celui d’un pouvoir qui investit dans la stabilité avant toute projection électorale.

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