Face aux défis grandissants liés à l’accès à l’eau potable en Afrique, les dirigeants du continent multiplient les initiatives de coopération. Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a rejoint mardi la capitale tchadienne pour prendre part au Forum africain de l’eau, une rencontre internationale qui ambitionne de transformer les engagements politiques en actions concrètes en faveur de la sécurité hydrique.

À l’aéroport international Hassan Djamous, le chef de l’État a été reçu par le Premier ministre tchadien, Allah-Maye Halina, avant le lancement des travaux du forum. Organisé sous le thème « De la vision à l’action », l’événement rassemble plusieurs chefs d’État africains, des représentants d’organisations internationales, des bailleurs de fonds ainsi que des partenaires techniques appelés à réfléchir aux solutions permettant d’accélérer les investissements dans le secteur de l’eau.

Coorganisée par la République du Tchad et le Groupe de la Banque mondiale, cette rencontre met l’accent sur trois priorités majeures : renforcer l’accès des populations à l’eau potable, améliorer les infrastructures d’assainissement et développer des mécanismes de financement capables de répondre aux besoins considérables du continent. Les débats portent également sur la gestion durable des ressources hydriques, devenue un enjeu majeur face aux conséquences du changement climatique.

Pour le Gabon, la participation de Brice Oligui Nguema s’inscrit dans le prolongement des réformes engagées afin d’améliorer durablement les services publics liés à l’eau. Les autorités gabonaises souhaitent accélérer les investissements dans ce secteur, considéré comme essentiel au développement économique, à la santé publique et à l’amélioration des conditions de vie des populations.

En prenant part à ce rendez-vous continental, le président gabonais entend également consolider la place du Gabon au sein des grandes initiatives africaines consacrées au développement durable. Sa présence à N’Djamena traduit la volonté de Libreville de promouvoir une coopération renforcée entre États africains et partenaires internationaux afin de faire émerger des réponses communes aux défis de l’eau, un secteur désormais considéré comme stratégique pour l’avenir du continent.

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