La reconquête du service public gabonais de l’eau et de l’électricité passe désormais par les centres urbains longtemps restés à la périphérie des grands investissements. Steeve Saurel Legnongo, Administrateur Directeur Général de la SEEG, mène une tournée dans le Moyen-Ogooué et l’Ogooué-Ivindo pour inspecter les projets engagés à Ndjolé, Booué, Ovan, Makokou et Mékambo. Cette opération de contrôle intervient alors que la société doit répondre à une forte pression sociale : les usagers attendent moins de promesses et davantage de résultats mesurables sur la durée des coupures, la qualité de l’eau et l’accès aux branchements.
À Ndjolé, la stratégie combine réhabilitation de l’existant et augmentation des capacités. La station de traitement d’eau bénéficie de travaux sur sa prise d’eau brute, tandis que de nouveaux équipements viennent soutenir la production électrique. La modernisation de l’agence commerciale complète le dispositif, avec l’ambition d’améliorer la prise en charge des clients. La SEEG engage parallèlement une opération de mise en conformité des branchements au marché municipal, avant l’ouverture de nouveaux raccordements. L’entreprise affirme disposer des compteurs nécessaires pour répondre à la demande.

Makokou concentre cependant les investissements les plus visibles. La centrale thermique est renforcée et le réseau HTA/BT étendu pour accompagner la croissance de la capitale provinciale. La cité Mayiga, le nouveau marché municipal, le bâtiment administratif, la caserne des sapeurs-pompiers et plusieurs zones périphériques doivent être raccordés grâce à ces travaux. La fin du chantier est annoncée pour août 2026, un calendrier qui place la Direction générale face à une obligation de résultat. L’enjeu est autant technique que politique : une meilleure desserte conditionne l’activité économique, le fonctionnement des services publics et l’attractivité de la ville.
Le volet hydraulique de Makokou repose sur l’installation d’une nouvelle unité de traitement, la sécurisation des châteaux d’eau et la création de réseaux supplémentaires. Ces investissements doivent augmenter les volumes distribués tout en améliorant la qualité de l’eau. L’agence commerciale de la ville est également en cours de modernisation. La gouverneure de l’Ogooué-Ivindo, Christiane Leckat, suit personnellement l’avancement de ces projets, signe de leur importance pour une province où les besoins en infrastructures restent considérables.

À Booué, la SEEG finalise une nouvelle station de traitement d’eau et renforce la centrale thermique. À Ovan, l’entreprise réhabilite en profondeur les moyens de production, les lignes de transport et de distribution ainsi que les postes de transformation. Mékambo doit, de son côté, bénéficier d’un renforcement des réseaux et d’une campagne de régularisation des branchements. En multipliant les chantiers dans les villes secondaires, la SEEG cherche à reconstruire sa crédibilité et à accompagner la politique de développement territorial du Gabon. La véritable évaluation commencera toutefois après les inaugurations, lorsque les usagers pourront juger la stabilité et la qualité du service obtenu.

