Dans la capitale économique gabonaise, l’urgence électrique devient un chantier stratégique. Sous l’impulsion de Brice Oligui Nguema, Port-Gentil vient de réceptionner trois turbines à gaz représentant une puissance totale de 90 mégawatts. Le volume dépasse largement le déficit de 48 mégawatts que la ville doit actuellement combler et ouvre la voie à une véritable réserve de croissance.
Le montage du projet fait intervenir deux partenaires internationaux. La compagnie turque AKSA Énergie a réceptionné deux turbines de 25 mégawatts, soit une première capacité cumulée de 50 mégawatts. Leur raccordement au réseau est attendu avant la fin novembre. Cette première phase devrait donc suffire, en puissance nominale, à absorber le manque immédiat tout en créant une légère marge de sécurité.
La société indienne SESS pilote, de son côté, l’intégration d’une troisième turbine de 40 mégawatts, dont la connexion est programmée d’ici à la fin décembre. Une fois le dispositif entièrement opérationnel, Port-Gentil devrait disposer de 42 mégawatts au-delà de son déficit actuel. Une réserve précieuse pour une ville appelée à accueillir de nouvelles activités économiques et à voir progresser sa consommation.
Pour Brice Oligui Nguema, cette opération constitue autant un test politique qu’un investissement productif. Dans le principal bassin pétrolier du pays, la disponibilité de l’électricité conditionne la compétitivité des industries, la confiance des investisseurs et la continuité des services essentiels. Après la réception des équipements, l’attention se porte désormais sur les raccordements et sur la capacité des opérateurs à garantir une production régulière.


