Après les cérémonies officielles, place au recueillement. Au lendemain de la troisième édition de la Fête de la Libération, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et son épouse ont participé, lundi 31 août 2026, à une messe d’action de grâce à la cathédrale Notre-Dame des Victoires de Makokou. Entouré des populations de l’Ogooué-Ivindo, le couple présidentiel a voulu marquer la fin des festivités par un temps de reconnaissance à Dieu pour leur bon déroulement dans les différents départements de la province.
La cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives, des dignitaires locaux ainsi que de nombreux fidèles. Mais au-delà de sa dimension religieuse, le rendez-vous s’est voulu un moment de rassemblement provincial. À Makokou, les différents intervenants ont insisté sur la nécessité de préserver l’unité entre les filles et fils de l’Ogooué-Ivindo, alors que les célébrations de la Libération avaient mobilisé plusieurs localités autour de manifestations officielles, d’inaugurations et de rencontres avec les populations.
Dans leur homélie, Monseigneur Stéphane Adoua Emane, vicaire général, et Monseigneur Séverin Nziengui Mangandza, évêque du Vicariat de Makokou, ont appelé les habitants à renforcer la solidarité et à prendre leur part dans le développement de la province. Les deux responsables religieux ont également salué les transformations infrastructurelles engagées dans plusieurs départements, tout en rappelant que le développement ne pouvait se limiter à la construction d’équipements publics mais devait également s’accompagner de cohésion sociale et de responsabilité collective.
Pour Brice Oligui Nguema, cette célébration religieuse referme ainsi une séquence politique et symbolique importante dans l’Ogooué-Ivindo. Après plusieurs journées marquées par les inaugurations et les commémorations du 30 août, le chef de l’État a choisi de terminer son séjour sur un message de paix, de rassemblement et de dépassement des clivages. Une manière de replacer la Fête de la Libération dans une dimension plus large : celle d’un rendez-vous destiné, selon les autorités, à consolider l’unité nationale autant qu’à rappeler la rupture politique ouverte en août 2023.
