À la fin de l’année 2023, le secteur forestier a affiché des résultats négatifs, comme le révèle le tableau de bord de l’économie. La production a diminué de 11,8%, atteignant 3 830 157 m³, en raison de problèmes logistiques pour l’acheminement des produits des sites vers les usines, ainsi que de la hausse des prix des carburants industriels. En conséquence, pour la deuxième année consécutive, les industries de transformation du bois ont enregistré des résultats négatifs en 2023. Toutefois, les exportations ont dépassé le million de m³, grâce aux commandes provenant notamment de la Chine, d’Israël, des Pays-Bas et de la Malaisie.
Considérée comme la première puissance économique mondiale par certains et la deuxième par d’autres, la Chine, grâce à son économie dynamique, son vaste marché intérieur et sa main-d’œuvre à faible coût, s’est rapidement imposée comme un géant du commerce des produits du bois. Utilisé aussi bien dans la manufacture que dans le secteur immobilier en plein essor, le bois est aujourd’hui l’un de ses principaux produits d’importation. Autrefois surnommé le « Géant qui sommeille », ce pays est devenu le principal client du Gabon dans ce domaine, représentant près de 35% des exportations de bois.
En 2023, malgré une baisse des exportations due à la morosité de l’économie mondiale, la Chine reste le principal client global du Gabon pour le bois. Sur les 1 008 150 m³ exportés, soit près de 68% de la production totale de l’année, la Chine en a reçu plus de 350 836 m³. Elle devance largement Israël, qui a importé environ 70 570 m³, représentant 7% des exportations gabonaises, un volume similaire à celui des Pays-Bas et de la Malaisie.
Amateurs d’essences telles que l’Okoumé, le Béli, l’Andong, l’Azobé et le Padouk, ces quatre pays constituent les principaux marchés pour le bois gabonais, une ressource essentielle pour l’économie du pays. Il est important de noter que les chiffres de production et d’exportation de bois ont respectivement diminué de 7,2% et 4,3% sur un an. Cette baisse aurait pu être atténuée sans les problèmes récurrents sur la voie ferrée et l’état du réseau routier, qui ont considérablement ralenti l’approvisionnement en grumes. Cela devrait inciter les nouvelles autorités à accélérer les travaux de réhabilitation des infrastructures routières intérieures, en tenant compte des quantités de fer, de manganèse et de bois à transporter via ces routes.


