C’est une trajectoire irréversible ! Le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) a perdu sa bataille contre les carences en eau et électricité au Gabon. Surtout l’électricité ! Les militaires ont-ils été électrocutés trop tôt ? La réponse se trouve bien évidemment dans l’état actuel du secteur. Des annonces, rien que des annonces ! Sinon, qui a volé les 100 milliards de FCFA annoncés par Oligui Nguema au profit de la SEEG? Si on ne les a pas volés ou détournés, c’est qu’ils ne sont jamais arrivés ! Et s’ils n’ont jamais été mis à la disposition de la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG), c’est que le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema a abusé de la confiance des Gabonais et ainsi donc, il aura humilié les agents de la SEEG pour rien!
Il y a cinq ( 5) mois déjà la mise en administration provisoire de la SEEG et la nomination d’une nouvelle équipe dirigeante avaient porté l’espoir d’une nouvelle dynamique dans la gestion de cette entreprise d’État. Le communiqué 065 du 27 août 2024 avait eu la prétention de redimensionner l’administration de la SEEG à travers la réduction des Directeurs ou assimilés, Divisionnaires, la création d’une Direction de la Sécurité et de la Lutte contre la Fraude dirigée par un membre du CTRI, la réduction des traitements des cadres dirigeants, la nouvelle grille s’appliquant à l’administration provisoire. Bref. En interne, la société a perdu des plumes !
Cinq (5) après, toutes ces réformes internes ont été une vraie mascarade. La cible de la manœuvre était clairement les agents de la SEEG et non les difficultés liées à son bon fonctionnement. Comme si cette farce ne suffisait pas, le communiqué 066 du 18 septembre de l’an dernier annonçait la mise en œuvre du Plan TRANSFO 2025 visant à renforcer le secteur énergétique national et à stabiliser l’approvisionnement en électricité et en eau. Un plan qui a été accompagné d’un Comité de Surveillance pour assurer le suivi et la bonne exécution de ce plan stratégique au profit de la Société d’Eau et d’Énergie du Gabon (SEEG).
Quatre (4) mois après, on n’a pas de rapport de cette équipe composée à grande partie par les membres du CTRI. Le président de la Transition avait annoncé également la dotation de 132 transformateurs, et 31 groupes électrogènes. Existent-ils vraiment ? Tout comme les 100 milliards de francs CFA annoncés dont on ne ressent pas l’impact positif dans les foyers et les activités économiques qui dépendent de l’énergie produite par la SEEG.
Cette entreprise d’État est bien au-dessus de l’intelligence managériale des militaires. Au point où on en est, l’État va la vendre. C’est une trajectoire évidente désormais. Plusieurs mois qu’on ne s’en sort plus. Les coupures d’électricité dans le grand Libreville et à l’intérieur du pays sont devenues monnaie courante. Au bout du rouleau, l’entreprise devrait connaître une nouvelle privatisation dans un avenir proche. Certainement, après l’élection présidentielle.
