Le spectacle est ancien, mais la mise en scène se veut nouvelle. Sur les réseaux sociaux, Bilie By Nze, ex-dignitaire du régime Bongo, tente une métamorphose grossière : celle du pourfendeur social, indigné face à la “réduction du train de vie de l’État sur le dos des plus faibles”, au prétexte d’une éventuelle révision des bourses d’études vers les pays occidentaux.
Cette sortie, faussement altruiste, n’est qu’un travestissement politique. Un réflexe de recyclage. Car celui qui brandit aujourd’hui la défense des étudiants gabonais fut l’un des architectes silencieux de leur appauvrissement structurel.
L’homme des compromissions soudaines
Il faut avoir le front solide pour prétendre aujourd’hui défendre les bourses d’État, quand on fut, durant plus d’une décennie, l’un des rouages les plus dociles d’un système qui a méthodiquement saccagé l’avenir éducatif des jeunes Gabonais.
Bilie By Nze a siégé aux premières loges d’un régime qui a :
• Supprimé la bourse au secondaire pendant plus de dix ans ;
• Gelé les concours aux grandes écoles nationales ;
• Bloqué les recrutements dans la fonction publique ;
• Privé des milliers de jeunes de perspectives nationales, contraints à l’exil ou au renoncement.
À aucun moment, ce même Bilie By Nze n’a élevé la voix contre ces dérives. Pire : il les a cautionnées, justifiées, légitimées devant micros et caméras, dans son rôle préféré de communicateur en chef du régime.
Le réalisme lucide du Président Oligui Nguema
Face à ce passé de renoncements, la posture de Brice Oligui Nguema tranche comme une lame propre sur une plaie infectée. À Washington, devant la diaspora gabonaise, le Président a dit ce que nul n’avait osé formuler avec clarté :
« Une bourse pour un étudiant au Canada, aux États-Unis ou en France équivaut à dix bourses dans des pays partenaires africains comme le Maroc, le Ghana ou le Sénégal. »
Cette déclaration n’est pas une diatribe contre l’élite. C’est un diagnostic d’État, froid, chiffré, implacable. Elle s’inscrit dans une logique de rationalisation des dépenses publiques, de réorientation des priorités et de lutte contre la fuite des cerveaux.
Car il faut poser la question avec lucidité : à quoi bon financer les études d’excellence à l’étranger si ces compétences ne reviennent jamais servir la patrie ? Le réalisme n’est pas une insulte à la jeunesse ; c’est une exigence de responsabilité nationale.
Étudier ailleurs, mais pour servir ici
En valorisant des destinations africaines dont les institutions sont aujourd’hui reconnues (Maroc, Sénégal, Ghana…), le Président propose un paradigme nouveau, fondé sur l’efficacité, la proximité et le retour sur investissement pour l’État.
Il ne s’agit pas d’un rabaissement. Il s’agit d’un redéploiement stratégique. Il faut former des talents utiles, présents, enracinés, et non pas des exilés éternels.
Cette démarche est courageuse car elle heurte les habitudes d’une minorité habituée à capter l’essentiel des ressources au détriment du plus grand nombre.
L’indignation à géométrie variable : Bilie By Nze démasqué
La sortie de Bilie By Nze ne vise pas à défendre les étudiants. Elle vise à affaiblir une parole présidentielle qui bouscule les privilèges établis. Elle est l’expression d’un ancien apparatchik en mal de tribune, tentant désespérément de se redonner une consistance politique.
Mais le pays a changé. Le peuple a mûri. Et la jeunesse gabonaise n’a plus besoin de faux prophètes ressuscités. Elle a besoin de vérité, de cohérence et d’engagement tangible.
Aujourd’hui, les actes parlent d’eux-mêmes :
• Brice Oligui Nguema a rétabli la bourse au secondaire, ce que Bilie By Nze n’a jamais eu le courage de faire ;
• Il a rouvert les concours aux grandes écoles, là où d’autres les ont verrouillés ;
• Il a enclenché des recrutements massifs dans la fonction publique, réinjectant la confiance dans l’État.
La fin des faux-semblants
Bilie By Nze incarne cette catégorie d’anciens privilégiés qui, une fois évincés du pouvoir, tentent de se réhabiliter dans l’opposition de posture. Mais on ne devient pas homme de peuple en maquillant son passif.
Le Gabon n’a pas besoin d’histrions politiques. Il a besoin d’hommes d’action, d’idées et de conviction.
Brice Oligui Nguema a choisi la vérité, l’audace et la réforme.
Bilie By Nze, lui, s’est réfugié dans la facilité du mensonge rhétorique.
Et l’histoire retiendra ce clivage.
