Selon des données compilées par Bloomberg, le Gabon a récemment émergé de la zone de détresse des marchés financiers, un indicateur clef de la perception du risque de défaut sur sa dette souveraine. Cette progression intervient dans un contexte de repositionnement profond de la gouvernance économique du pays.
L’effritement du spread des eurobonds gabonais traduit une meilleure tolérance des investisseurs envers les titres gabonais, anticipant un cadre budgétaire plus rigoureux et un soutien institutionnel du FMI. 
Pourtant, l’image d’un pays sorti de toutes ses difficultés serait prématurée : les mesures de discipline budgétaire et de transparence doivent être poursuivies pour éviter un retour en arrière. La dette publique gabonaise reste sous forte pression, avec une part substantielle du PIB toujours allouée au service de la dette. 
Cette amélioration n’est pas seulement financière : elle porte également une dimension politique, marquant une rupture du moins symbolique avec des périodes antérieures jugées moins stables. 
En dépit de cette embellie conjoncturelle, les économistes soulignent que la durabilité de ce regain de confiance dépendra étroitement de la capacité du Gabon à traduire les engagements macroéconomiques en croissance inclusive et durable.
