Invité de l’émission « Tête-à-tête » sur France 24, l’ancien député gabonais Bertrand Zibi Abeghe a répondu aux accusations portées récemment par l’ancienne Première dame Sylvia Bongo Ondimba.
Cette dernière affirme avoir été victime de séquestration et évoque des sévices subis par son fils Noureddin Bongo Valentin. Des accusations que l’ancien opposant a fermement contestées.
Sur le plateau, Bertrand Zibi Abeghe a qualifié ces déclarations de « mise en scène politique ». Selon lui, elles viseraient à inverser les rôles dans un contexte de recomposition politique au Gabon.
L’ancien député rappelle qu’il fut lui-même emprisonné après la crise post-électorale de 2016, à la suite de l’élection opposant Ali Bongo Ondimba à Jean Ping.
Il raconte avoir subi des traitements extrêmement durs lors de sa détention. Dans son récit, il affirme avoir été plongé pendant plusieurs jours dans une fosse septique peu après son arrestation.
Selon lui, ces violences auraient été accompagnées d’un isolement prolongé dans des cellules disciplinaires de la prison centrale de Libreville.
L’ancien parlementaire affirme que les conditions de détention auraient gravement détérioré sa santé. Il évoque notamment une perte importante de la vue.
Bertrand Zibi Abeghe explique également avoir été transféré dans un quartier de détention réservé aux détenus souffrant de troubles psychiatriques.
Au cours de l’entretien, il a cité d’autres personnalités ayant, selon lui, subi des traitements similaires, dont le syndicaliste Jean‑Rémi Yama et l’ancien directeur de cabinet Brice Laccruche Alihanga.
Il affirme enfin que les violences liées à la crise politique de 2016, notamment l’assaut contre le quartier général de l’opposition, restent un épisode encore largement inexpliqué de l’histoire politique gabonaise.


