À Libreville, Brice Oligui Nguema a adressé un message sans ambiguïté à la Guinée-Bissau : la transition doit mener aux urnes. Recevant le général Horta Inta-A Na Man le 18 août, le président gabonais a affiché son soutien au processus bissau-guinéen tout en mettant l’accent sur son objectif final : le rétablissement durable de l’ordre constitutionnel. Un accueil militaire et la remise symbolique d’une flamme ont accompagné cette rencontre à forte portée politique.
Le président gabonais a présenté la trajectoire suivie par son pays comme une méthode susceptible d’inspirer Bissau. Discipline institutionnelle, calendrier respecté et élections crédibles constituent, selon lui, les conditions nécessaires pour éviter l’enlisement d’une transition. Brice Oligui Nguema a donc encouragé son homologue à poursuivre les réformes engagées et à garantir un processus électoral transparent capable de restaurer la confiance à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Le prochain test sera électoral. Avant la présidentielle annoncée pour le 6 décembre 2026, les autorités bissau-guinéennes doivent organiser un référendum constitutionnel. Libreville estime que la réussite de cette séquence permettra non seulement de rétablir des institutions civiles, mais aussi d’améliorer la stabilité politique et la capacité de la Guinée-Bissau à attirer les capitaux et les partenaires dont elle a besoin pour son développement.

La rencontre a également débouché sur une volonté commune d’accélérer la coopération bilatérale dans le climat, la biodiversité et la formation des jeunes. Les deux gouvernements doivent désormais renforcer leur dialogue pour transformer leurs engagements en projets. Pour Brice Oligui Nguema, cette séquence marque surtout une évolution : après avoir piloté la transition gabonaise, il veut désormais faire de Libreville un acteur capable d’accompagner les sorties de crise politique sur le continent.


